‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 46 sur 80 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Demandes par des jeunes cens de Saint-Dié, qui donnoient une fête

aux jeoMB personnes de la yille.

Le printemps vient, que tout s'empresse A fêter lage des amours :

Peut-on mieux chanter la jeunesse, Que dans la saison des beaux jours?

Tout s embellit par la jeunesse ; Pour nous le fer arme ses mains ; Elle eut ses fêtes dans la Grèce, Elle eut ses jeux chez les Romains.

Toi-même, à la tête des Grâces, Vieillesse, parois à ton tour; Gonmie Fhivcr, chauffe tes glaces Aux rayons naissants d'un beau jour.

O toi, jeunesse séduisante.

Ne refuse pas son doux prix Au poète heureux qui te chante !

Tu peux le payer d un souris.

Si la vieillesse obtient pour elle Quelque jour les mêmes faveurs, Pour rendre la fête plus belle, Jeunesse, fais-en les honneurs.

Alors si j y parois moi-même , Honore-moi d'un doux accueil ; Et que le chantre heureux qui t'aime Soit favorisé d'un coup d'œil.

Ainsi la complaisante Aurore, Au front jeune, au regard serein.

Permet que le soir se colore De quelques rayons du matin.

Mais , qu'entends-je? une voix chérie Prête à mes vers ses sons touchants ; Ce lieu charmant est sa patrie, U a double droit à mes chants.

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