AUGUSTA DE BRUNSWICK
Proscrit, errant, sans foyer, sans patrie, Cet enfant nouveau-né d'une épous^nerie(*).
Même en nous consolant, ajoutoit arios maux ; Mais des infortunés la généreuse amie Lui daigne ouvrir ses bras et son ame attendrie ! Sous des auspices aussi beaux.
Ah ! qu'il est doux d'arriver à la vie !
Tel ce bouton frais et vermeil , ^^ Qui dans l'hiver n'osoit éclore, ^^ N'attendoit, pour s'ouvrir, qu'un rayon du soleil. Ou qu'une larme de l'Aurore.
Heureux enfant ! du céleste flambeau Apprends-nous donc enfin à bénir la lumière ; Mêle ton doux souris aux larmes de ta mère.
Et puisse, jusques au tombeau, T'accompagner dans ta carrière.
Ce rayon de bonheur tombé sur ton berceau !
(') La princesse avoit tenu sur les fonts de baptême l'en fant d'un Français qui lui adressoit ces vers.
T. I. POÉS. FITG. g
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