‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 13 sur 25 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

Jeune Paies (>), et toi, divin berger d'Adméte, Qui sur les bords d'Amphryse as porté la houlette ; Déesses des forêts, divinités des eaux.

Ma Muse va pour vous reprendre ses pinceaux.

Assez et trop long-temps de vulgaires merveilles Ont des peuples oisifs fatigué les oreilles : Eh! qui n'a pas cent fois (^) chanté le jeune Hylas, Busiris et sa mort. Hercule et ses combats?

Qui ne connott Pélops (^) et sa fatale amante , Les courses de Latone (4) et son île flottante? Osons enfin, osons, loin des vulgaires yeux.

Prendre aussi vers la gloire un vol audacieux.

Oui, je veux, ô Mantoue, en dépit de la Grèce, Tamener les neuf Sœurs des bords de son Permesse C'est moi qui le premier de son sacré vallon Transplanterai chez toi les palmes d'Apollon ; Bien plus, sur le penchant de ces rives fécondes Où, parmi les roseaux qui couronnent ses ondes, Ton fleuve se promène à flots majestueux.

Mes mains élèveront un temple somptueux.

152 GEORGICON LIB. III.

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