FIN DES NOTES
VABIANTES
DU m^RE PREMIER.
PAGE 3, VEJIS I.
Je chante les moissons, les fertiles vergers, Et Fart du vigneron, et les soins des bergers. Et le nectar brillant que FabeiMe nous donne : C'est Fami de César, c'est le mien qui Fordonne.
Astres majestueux qui mesurez les ans; Cërès, qui fis à l'homme abandonner le^lands, etc.
Astres majestueux, qui, dans votre carrière,
Nous dispensez les ans, nous versez la lumière;
Cérès qui fis à Fhomme abandonner les glands
Pour ces épis dorés qui couronnent nos champs ;
Bacchus, dont le nectar teint les eaux des fontaines; p Faunes, Nymphes des bois et des monts et des plaines; 'ij^.Venez , inspirez-moi : je chante vos bienfaits.
Pallas , qui nous donnas l'olive de la paix ;
Neptune, qui d'un coup du trident redoutable,
Fis sortir de la terre un coursier indomptable;
Vous, jeune dieu de Céc, ami des sombres bois , ^ ^
Dont vingt troupeaux choisis reconnoissent les lois ; ^^'
Pan , qui sur le Lycée....
Et prélude par eux au bonheur des humains.
Quand Faimable printemps chasse Fhiver affreux.
soi VARIANTES
Et lorsque, amblîssant 1A luii^iides campafjiies. Les zéphyrs font couler la neige 4es Oiontaf^ncsi Qu'à travers les gué^ts le taurôao gémUsani, D'un pas lent et tardif l^aiiu' le soC luisant. Avide laboureur, veux-tu vuir l'alxindancc Couvrir tes champs féconds d'une moisson immense? Laisse-le», deux liiveft' deux ét&, en repos; . Tes greniers crouleront sous leurs riches fardeaux.
■ La moisson Hotteni.
PACE9, VEKS 8.
Ou bien sèm^u blé...
IBID., VEKS i3. *
Ib desséchent la terre, ils épuisent les cliamps.
Le sage laboureur, pour la rendre fertile,
Souvent sur sa surface allume un feu brillant,
Qui dévore aussitôt le chaume pétillant; ' "
Soit qu'elle en tire un sel et des forces cachées; "'^
Soit qu'à son sein brûlant les flammes attachées
D'un terrain vicieux corrigent les humeurs.
En faisant transpirer les malignes vapeurs;
Soit Jtlutàt que du feu les ardeurs pénétrantes
Ouvrent mille conduits, qui, dans les jeunes plantes.
De leur sol nourricier portent le suc heureux;
Soit qu'enfin, resserrant un fond gras et poreux,
Aux froides eaux du ciel , au soufQe de Boree,
Au soleil dévorant il en ferme l'entrée.
PAGE i3, VEHS7. L'impure exhalaison infecte au loin les airs.
IfilD.y VERS l6.
Voulut que la misère éveillât les talents.
Nul enclos avant lui ne divisoit les plaines ; On jouissoit sans crainte, on moissonnoit sans peines. Il endurcit la terre....
Dans son trou tortueux le mulot se tapit ;
La taupe, dont les yeux au jour s'ouvrent à peine,
Y creuse sourdement sa maison souterraine ;
L'avide cliarançon y dévore tes grains,
Et l'avare fourmi grossit ses magasins.
Tout tend vers son déclin.
Il faut savoir aussi d'un regard curieux,
Pour cultiver la terre, interroger les cieux :
Leurs signes ne sont pas moins utiles au monde
Pour sillonner les champs, que pour voguer sur l'onde.
Quand la Balance enfin , recevant le soleil , Égale au jour la nuit, le travail au sommeil; Jusqu'aux jours où l'hiver, qui suspend tes ouvrages Inonde les vallons de ses derniers orages, De tes taureaux nerveux....
Deux autres, s'écartant d'une égale distance. Siège des noirs frimas, bornent ce globe immense: Mais, entre ces glaçons et ces feux éternels. Deux autres ont reçu les malheureux mortels,
T. II. cÉoRG. ao
Et terminent Pespace où la ligne ëcliptique S'étend obliquement jusqu'au double tropique.
Plusieurs font à loisir, durant les jours d'orage, Ce qui des jours sereins dëroberoit Fusage :
Ils aiguisent leur soc....
Trois fois le roi des dieux d'un trait les renversa.
Le ciel fond sur la terre, et....
IBID., VERSSO.
Le dieu De Rhodope ou d'Athos réduit la cime en feu.
L'air vomit tous ses flots, tous les vents se confandent ; La rive, etc.
PAGeSi, VERS 28.
Soudain l'onde en grondant s'enfle dans ses prisons ; Un bruit impétueux roule du haut des monts :
D'un mugissement sourd la rive au loin résonne ; Et des bois murmurants le feuillage frissonne. Que je plains les nochers, quand je vois dans les airs Les plongeons à grands cris quitter le sein des mers: Les sarcelles courir sur les sables arides.
Le héron s'élancer de ses marais humides!
Les corbeaux mén;ie, instruits de la fin de l'orage, Folâtrent à l'envi parmi l'épais feuillage ; Et, d'un gosier moins rauque annonçant les beaux jours, Vont revoir dans leur nid le fruit de leurs amours.
DU LIVREJL 507
[VRRJL
PAGE 39V TÊBS 17.
Si le soleil, noirci d'une vapeur grossière, Disperse foiblement quelques traits de lumière, Hâas! le pampre vert protège en vain son fruit; La grêle affreuse tombe, et Fécrase à grand bruit.
Sur-tout sois attentif, lorsqu'aux bornes du monde Cet astre fatigué va reposer dans Fonde :
Souvent il peint son front de nuages mouvants; L'azur marque la pluie, et le pourpre les vents.
PAGE 41, VERS l5.
Lorsque le grand César eut terminé sa vie, Tu partageas le deuil de ma triste patrie.
Sans cesse Féclair brille et le tonnerre gronde.
Deux fois le cid voulut....
Trouvera sous ses pas des dards rongés de rouille; Entendra retentir les casques des héros , Et d'un œil effrayé contemplera leurs os.
Leur rebelle fureur ne connott plus de frein.