‹ ŒuvresChapitre 74 sur 264 · IMPÉNITENCE FINALE · texte numérisé non relu

IMPÉNITENCE FINALE

terribles accidents sont-ils arrivés à vos yeux? et sans sortir de votre famille, n'avez vous pas eu làdessus quelques leçons domestiques ? Or, je vous demande, quels ont pu être les desseins de la miséricorde de Dieu, en vous ménageant des spectacles si effrayants ? N'est-ce pas peut-être de vous avertir que votre fin serait semblable? Que sais-je, si la disposition même de votre tempérament ne vous laisse rien à craindre là-dessus; si vous ne portez pas déjà la mort dans le sein ; et si au premier jour votre fin soudaine et surprenante ne répandra pas le deuil parmi nous ; et ne fournira pas à ceux qui m'écoutent de grandes, mais d'inutiles réflexions sur l'abus du monde et de ses espérances?

Quel est donc votre aveuglement , mon cher auditeur, de faire dépendre votre salut éternel de la chose du monde dont vous pouvez moins vous répondre? Si vous comptiez sur le succès de quelque grande entreprise ; la sagesse de vos mesures , le secours de vos amis ou de vos sujets, votre rang, vos biens , votre crédit, votre puissance, pourraient vous en répondre : mais vous comptez sur le temps. Et! qui peut être ici votre garant? de qui les jours et les années dépendent-ils? qui est celui qui fait lever et coucher le soleil sur nos têtes? Commanderez-vousà cet astre, comme ce chef du peuple de Dieu, de s'arrêter, de prolonger le jour de votre vie, pour vous laisser le loisir d'achever la victoire, et de dompter vos passions? les titres, le rang, la puissance, les sceptres eux-mêmes, nous donnentils droit sur un seul de nos moments? ceux qui commandent à la terre peuvent-ils répondre d'euxmêmes pour l'instant qui suit? n'est-ce pas ici où Dieu veut nous faire sentir qu'il est le maître , qu'il tient nos destinées entre ses mains, et que nous sommes bien peu excusables de nous attacher avec tant d'ardeur à un monde auquel nous ne saurions Jamais tenir que pour l'instant présent, qui n'est déjà plus ?

Ovous, mon Dieu! qui seul avez posé des bornes à la vie de chacun de nous ; vous , qui , dès le commencement, avez compté mes jours comme mes cheveux ; vous qui présidâtes au moment de ma naissance, et qui dès lors marquâtes sur mon front celui de ma mort; vous seul. Seigneur, qui avez écrit dans le livre éternel les jours de mon exil et de mon pèlerinage; vous seul voyez si je suis encore loin de ma course, ou si je touche déjà au terme fatal, au delà duquel sont la mort et le jugement.

Mais vous vous rassurez peut-être sur ce que ces exemples de mort impréNiie sont rares , et que ce sont là de ces coups extraordinaires et uniques , qui

ne tombent que sur un petit nombre de malheureux. Je pourrais vous redire que la justice de Dieu les rend tous -les jours très-communs, et que ce qui était rare dans les siècles qui nous ont précédés, est devenu un événement de tous les jours dans le nôtre. Mais je veux que ces terribles accidents ne tombent que sur un petit nombre de malheureux; outre qu'il peut arriver que vous soyez de ce petit nombre, et que quand ce malheur ne devrait tomber que sur un seul de vos citoyens , vous ne seriez pas sage de He pas le craindre : outre cela, je vous dis que le plus grand nombre est de ceux qui sont surpris ; que presque tous les pécheurs meurent lorsqu'ils croient la mort encore éloignée; que le jour du Seigneur vient toujourscomme un voleur, età l'heure qu'ony pense le moins. Je vous dis que le dernier moment qui termine nos jours n'est jamais le dernier dans notre esprit ; que lorsqu'étendu sur le lit de votre douleur, la mort sera déjà à la porte, vous la croirez encore loin ; vous reculerez encore l'affaire de votre salut, et la proposition qu'on vous fera d'appeler un ministre de Jésus-Christ. Je vous dis qu'après même l'avoir appelé, vous regarderez son ministère plutôt comme une bienséance de maladie , que comme une nouvelle de mort; vous ne confesserez pas vos crimes , comme devant aller paraître devant Dieu pour en rendre compte ; vous laisserez encore sur votre conscience mille choses douteuses, que vous réserverez toujours d'éclaircir à l'extrémité. Je vous dis qu'enexpirant vous vous promettrez encore quelques jours de vie. Je vous dis que la plupart des morts sont soudaines ; qu'il n'est presque point de pécheur qui meure en croyant mourir, à qui le temps ne soit refusé, et qui n'aille paraître devant Dieu , sans s'être préparé à ce compte redoutable. Rassurez-vous après cela sur le petit nombre.

Mais je veux que le temps vous soit accordé , et que les ministres du Seigneur aient le loisir de vous venir dire, comme autrefois un prophète au roi de Juda : Réglez votre maison, car vous mourrez. (Is. XXXVIII, 1.) L'accablement où vous serez alors pourra-t-îl vous permettre de chercher Jésus-Christ? seconde réflexion. De quoi, je vous prie, est capable alors une âme criminelle, toute plongée dans ses douleurs, défaillante sous le poids et la multitude de ses maux , et à qui il reste à peine encore assez de vie pour animer son cadavre ? Quoi ! vous voulez qu'avec une raison, qui déjà s'enveloppe , une langue, qui se lie et s'épaissit ; une mémoire, qui se confond ; un cœur, qui s'éteint; vous voulez que dans cet état , un pécheur éclaircisse les abîmes de sa conscience; vous voulez qu'il appro fondisse ses sacrilèges, ses scandales , ses vengeante.

LUNDI DE LA DEUXIÈME SEMALNE

ce^, ses restitutions, ce gouffre d'impuretés d'où il n'est jamais sorti , ces embarras sur lesquels il ne s'est jamais bien expliqué ; et en un mot , qu'il entre dans des soins et dans un détail , à qui l'esprit le plus serein et la raison la plus entière pourraient a peine suffire? Vous voulez que cette âmedéjàimmobile , et liée des chaînes de la mort , sente l'horreur de ses iniquités passées; qu'elle pense sérieusement à implorer les miséricordes de son Dieu; <:lle, dont les idées mourantes ne ressemblent plus qu'à des songes, et qui ne pense plus, que comme un pense en dormant?

Grand Dieu! vous, qui du haut de votre justice, êtes alors plus attentif que jamais aux mouvements secrets de cette ame infortunée, que se passe-t-il en ces derniers moments entre elle et vous? Qu'y découvrez-vous , qui puisse réparer une vie entière de crime, et apaiser votre colère? Se tourne-t-elle seulement vers son Créateur ? adore-t-elle en secret l'auteur de ses bienfaits, et le vengeur de ses ingratitudes ? s'anéantit-elle sous la main levée pour la frapper? se regarde-t-elle comme une victime destinée à des tourments éternels , si vous la jugez selon votre justice ? fait-elle monter vers vous , de l'abîme de sa douleur, les cris d'un repentir sincère? lui échappe-t-il seulement un désir , que vous daigniez regarder ? loin de vous fléchir, peut-elle encore vous connaître? Et que voyez-vous, grand Dieu! dans les tristes agitations qu'elle laisse paraître, que les derniers efforts d'une âme qui se défend contre le trépas, et d'une machine qui se dissout?

Répondez ici pour moi , vous mes frères , que la main du Seigneur a conduits quelquefoisjusques aux portes du tombeau , et en a retirés depuis. Lorsqu'étendu sur un lit de douleur, vous combattiez ainsi entre la vie et la mort , les soins de votre éternité vous occupaient-ils encore? Où étiez-vous alors? quel usûge faisiez-vous de votre raison? que formiezvous au dedans de vous , que des idées confuses et mal liées , où vos maux avaient plus de part que votre salut ? que furent pour vous les derniers remèdes des mourants que l'Église vous appliqua ? des songes , dont le souvenir même ne vous est pas demeuré. v UU3 seriez-vous trouvé plus prêt à paraître devant Jésus-Christ, si cette maladie eût fini vos jours? quelle âme seriez-vous allé présenter au pied du tribunal redoutable? qu'en avez-vous dit vous-même depuis revenu en santé? que c'est une folie d'attendre à l'extrémité ; qu'on n'est capable de rien alors ; qu'il faut mettre ordre à sa conscience tandis qu'on se porte bien : vous l'avez dit; mais l'avez vous fait? ne vous laisserez- vous point une seconde fois surprendre? et le seul fruit que vous

retirerez du bienfait qui prolongea vos jours, ne seront-ce point les crimes d'une plus longue vie?

Mais ce qu'il y a ici encore de plus propre à nous faire adorer les jugements de Dieu sur les pécheurs qui diffèrent leur conversion à la mort, c'est que si sa miséricorde ménage alors quelques intervalles libres à un mourant, des moments si précieux, si décisifs pour son éternité , sont consumés à disposer d'une succession , et à régler une maison terrestre. Des proches, des enfants avides attendent, autour d'un lit, le moment où la raison du malade s'éclaircit; visent quelquefois, comme les enfants d'Isaac, à surprendre un père mourant, et à se supplanter les uns les autres ; se hâtent de profiter du temps , pour lui faire déclarer ses dernières intentions. On laisse à des intervalles moins heureux les soins de la conscience ; l'affaire de l'éternité ne va qu'après toutes les autres. Alors le ministre de Jésus-Christ est appelé ; car il faut attendre que le mourant ne le connaisse presque plus, afin qu'il le voie approcher sans effroi .-cependant le mal presse; on ne peut plus exiger du pécheur un récit exact de ses désordres; il faut se contenter de quelques termes vagues et mal suivis qu'on lui arrache. Nous lui faisons dire qu'il se repent; mais le lui faisonsnous sentir? Nous lui demandons quelque signe; il lève des yeux mourants; il s'efforce en vain de remuer une langue déjà immobile; il consent de la tête, nous croyons l'entendre; mais s'entend-iJ lui-même? Le prêtre du Seigneur crie à haute voix : il tache de faire retentir du moins à ses oreilles des paroles de salut , et le nom de son Sauveur répété mille fois avec effort; mais le porte-t-il jusque dans son cœur? il s'arme du signe de notre rédemption ; il présente un Dieu mourant au pécheur qui expire, il l'applique sur sa bouche tremblante et livide , il lui fait lever vers cet objet consolant ses mains défaillantes, et ses yeux déjà à demi éteints; mais le lui fait-il connaître? La mort arrive; il expire. Grand Dieu! que devient cette âme? que trouve-t-elle au sortir de sa demeure terrestre, lorsqu'elle tombe entre les mains éternelles de votre vengeance ? quelle surprise de se trouver, comme en s'éveillant , au pied du tribunal redoutable ; l'abîme ouvert sous ses yeux, et n'ayant mis entre une vie toute criminelle , et la sévérité de vos jugements , que la léthargie et les songes d'une courte maladie! A cela , mes frères, que voulez-vous que j'ajoute, quelaréflexion toute simple du prophète! Entendez ceci, vous qui oubliez Dieu pendant votre vie, de peur qu'il ne vous surprenne dans ce dernier moment, et que personne ne puisse plus alors vous enlever de ses mains : InteUigife hxc, qui obliviscimini Deum

IMPENITENCI:: FINALE.

r.eqitando rapiat , et non sit qui eripiat. (Ps. XLix , 22.)

D'ailleurs , mes frères , et cette dernière vérité n'est pas moins digne de votre attention : promettez-vous, si vous voulez, de conserver jusqu'au dernier soupir, la raison aussi saine et aussi entière que vous l'avez aujourd'hui : ne comptez-vous pour rien les obstacles que vous trouverez alors dans votre propre cœur? Croyez-vous que des passions, que vous nourrissez depuis l'enfance, qui sont devenues comme votre fonds et votre tempérament, tomberont, s'évanouiront en un instant; qu'il se fera en vous un miracle soudain, et que vous serez changé tout d'un coup en un nouvel homme? Les maladies que la mort ne termine point opèrent-elles beaucoup de conversions? Voyez-vous beaucoup de pécheurs au sortir de ces extrémités , après les plus belles protestations , et les derniers remèdes de l'Église reçus avec componction apparente , mener une vie nouvelle ? Qui peut mieux répondre là-dessus que vous-même? Vous avez été quelquefois jusques aux portes de la mort; vos maladies vous ont-elles converti? vous croyiez être changé, vous en assuriez le ministre de la pénitence, et peut-être les spectateurs de vos maux, mais l'étiez-vous? le danger passé, la santé revenue, les passions n'ontelles pas reparu , et ne vous êtes-vous pas encore retrouvé le même? Le cœur se fait-il en si peu de temps de nouveaux penchants, et comme un nouvel être?

Quoi, mon cher auditeur! après une vie entière de débauche, vous croyez que deux jours de maladie vous rendront chaste? Ah! Dieu permettra que le souvenir de vos plaisirs passés vous arrache peutêtre encore mille complaisances criminelles au lit de la mort ; peut-être aimerez-vous encore à voir avec des yeux mourants, peintes sur vos murs les images funestes de vos anciens désordres , peut-être expirerez-vous , ayant autour de votre lit l'objet infortuné qui corrompit votre cœur; et malgré le scandale public, vous ne pourrez vous résoudre à vous en séparer, même à la mort. L'Esprit de Dieu l'a dit : Les os de l'impudique seront encore alors remphs des désordres'de sa jeunesse , et ses vices dormiront avec lui dans la poussière du tombeau : Ossa ejus iviplebuntur viliis adolescentix ejus, et cum eo in pulvere dormient. (Job, xx, 11. )Et notre siècle, et ceux de nos pères n'ont-ils pas vu des monstres, qui, en expirant même, juraient une affreuse fidélité jusqu'au delà du tombeau , à l'objet détestable de leur passion, et dont l'àme réprouvée ne sortait de leur corps qu'avec des soupirs et des regrets de crime et de volupté ? O Dieu ! que

vous êtes terrible, quand sous livrez !e pécheur à sa propre corruption!

Vous croyez qu'un homme qui n"a eu qu'un désir en vivant, et c'a été celui d'amasser du bien aux dépens des peuples, et par les voies les plus injustes et les plus odieuses ; vous croyez qu'alors il puiss? consentir que des gains qu'il a toujours crus permis, deviennent criminels, et que des restitutions infinies remettent son nom et sa postérité dans 1.^ poussière, d'où il les avait tirés? Ah! dit l'Esprit de Dieu , il vomira avec son àme les richesses qu'il avait dévorées ; mais ce sera malgré lui : le Seigneur les arrachera de ses entrailles; mais il n'en arrachera pas l'amour de son cœur : Divitias , quas devoravit, emovet, et de ventre illius extrahet eas Deus. (Job, v, 15. )

Vous croyez qu'un impie, qui a mis sa gloire dans sa confusion , et qui a mille fois profané la sainteté de nos mystères par des dérisions sacrilèges, deviendra fidèle et religieux au lit de la mort? Eh ! peut-être se fera-t-il honneur jusqu'à la fin , d'une force d'esprit qui flattera sa vanité; peut-être voudra-t-il paraître au-dessus des frayeurs vulgaires , et regarder d'un œil tranquille et assuré l'incertitude d'un avenir; peut-être laissera-t-il en mourant, aux spectateurs, le plaisir affreux d'un bon mot aux dépens de son salut éternel ; peut-être aussi mourra-t-il en monstre et en désespéré.

Vous croyez qu'une femme mondaine, enivrée de sa figure, outrée dans ses plaisirs, attachée vivement au monde et à elle-même; vous croyez qu'elle verra alors sans regret la destruction de son cadavre, le monde et tous ses amusements, s'évanouir et s'éloigner d'elle pour toujours? Ah! Dieu permettra que les soins de sa beauté l'occupent encore au lit de la mort; qu'elle examine tous les jours les changements qu'une longue maladie aura faits sur son visage ; qu'elle écoute là-dessus avec complaisance tout ce que la flatterie voudra lui persuader ; qu'elle sente réveiller en expirant tout son amour pour 1« monde; et qu'elle dise, comme cet infortuné ro; d'Amalec : Est-ce ainsi que la cruelle mort m'enlève au milieu de mes plus beaux jours? Sicclne séparai amara mors? (i. Reg. xv, 32.)

Vous nous en avertissez, Seigneur, dans les livres saints ; leur fin sera semblable à leurs œuvres : Quo rum finis erit secundum opéra ipsorum. (ii. Con XI, 15.) Vous avez vécu impudique, vous mour rez tel : vous avez vécu ambitieux; vous mourrez sans que l'amour du monde et de ses vains honneur? meure dans votre cœur : vous avez vécu mollement, sans vice ni vertu; vous mourrez lâchement, et sans componction : vous avez vécu irrnsolu, fai-

sant sans cesse des projets de pénitence et ne les exécutant jamais; vous mourrez plein de désirs et vide de bonnes oeuvres : vous avez vécu inconstant, tantôt au monde, tantôt à Dieu ; tantôt voluptueux, tantôt pénitent; et vous laissant décider par votre goût, et par l'ascendant d'un caractère changeant et léger; vous mourrez dans ces tristes alternatives, et vos larmes au lit de la mort ne seront que ce qu'elles avaient été pendant votre vie; c'est-à-dire un repentir passager et superficiel ; des soupirs d'un cœur tendre et sensible, mais non pas d'un cœur pénitent ; en un mot , vous mourrez dans votre péché : In peccatovestro moriemini; dans ce péché où vous croupissez depuis si longtemps : dans ce péché qui est à vous plus que tous les autres, parce qu'il domine dans vos mœurs et dans votre tempérament; dans ce péché qui est comme né avec vous etdontune vie entière n'a pu vous corriger : Inpeccato vestro moriemini. Achab meurt impie, Jézabel voluptueuse, Saul vindicatif, les enfants d'Héli sacrilèges, Absalon rebelle, Balthazar efféminé, Hérode incestueux : toute l'Écriture est remplie de pareils exemples; tous les prophètes retentissent de ces menaces ; Jésus- Christ s'en explique aujourd'hui d'une manière à faire trembler les plus insensibles : l'expérience est ici terrible; vous-même dites tous les jours qu'on meurt tel qu'on a vécu. Eh ! que faut-il donc encore , mon cher auditeur, pour vous faire prendre dès à présent la résolution de travailler à votre salut, et de ne pas renvoyer à la fin une affaire qu'on ne saurait jamais trop tôt commencer ; et d'autant plus qu'elle est toujours manquée, lorsqu'elle est différée? Opérez donc le bien tandis que Dieu vous en laisse le temps. N'apportez pas à la mort des désirs, mais des fruits de pénitence. Cherchez Jésus-Christ tandis qu'on peut le trouver : car si vous renvoyez votre conversion à la fin , non-seulement vous ne pourrez plus le chercher; mais quand vous le pourriez , vous ne le chercherez pas; et quand vous le clwrcheriez , vous ne le trouverez pas : Quaeretis nie, et non invenietis , et in peccato vestro moriemini. Dernière vérité encore plus terrible, renfermée en deux réflexions qui vont prouver, que la pénitence est presque toujours inutile au lit de la mort.

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