‹ ŒuvresChapitre 144 sur 302 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

EORACE, ARNOLPHE.

horAce, à part.

II faut que j'aille un peu reconnoitre qui c'est.

ArnolphE; se croyant seul.

Eût-on jamais prévu...?

(heurté par Horace , qu'il ne reconnolt pas.) Qui va là , s'il vous plaît ?

HORACE

C'est vous , seigneur Arnolphe ?

ARNOLP*HE.

Oui. Mais vous.... ?

HORACE

C'est Horace.

Je m'en allois chez vous vous prier d'une grâce. Vous sortez bien matin !

Arnolphe, bas , a part.

Quelle confusion î Est-ce un enchantement? est-ce une illusion?

HORACE

J'étois , à dire vrai , dans une grande peine ;

Et je bénis du ciel la bonté souveraine

Qui fait qu'à point nommé je vous rencontre ainsi.

Je viens vous avertir que tout a réussi ,

Et même beaucoup plus que je n'eusse osé dire ,

Et par un incident qui de voit tout détruire.

JC ne sais point par où l'on a pu soupçonner

Cette assignation qu'on m'avoit su donner :

Mais , étant sur le point d'atteindre à la fenêtre ,

J'ai, contre mon espoir, vu quelques gens paroître,

Qui , sur moi brusquement levant chacun le bras ,

M'ont fait manquer le pied et tomber jusqu'en bas;

Et ma chute , aux dépens de quelque meurtrissure ,

De vingt coups de bâton m'a sauvé l'aventure.

Ces gens-là, dont e'toit, je pense , mon jaloux,

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