SCÈNE III. 3i
<c comme leur plus grand ennemi, nous nous som- <( mes tous unis pour le desservir. Chacun de nou$ <c a donné un coup de pinceau à son portrait; mais « nous nous sommes bien gardés d'y mettre nos « noms : il lui auroit été trop glorieux de succom- « ber, aux jeux du monde, sous les efforts de tout <( le Parnasse; et, pour rendre sa défaite plus igno- « minieuse, nous avons voulu choisir tout exprès te un auteur sans réputation. »
MADEMOISELLE DU PARC
<( Pour moi, je vous avoue que j en ai toutes Îcr <c joies imaginables. )>
MOLI ÈRE
« Et moi aussi. Par la sang-bleu ! le railleur sera ce raillé; il aura sur les doigts, ma foi. »
MADEMOISELLE DU PARC
<( Cela lui apprendra à vouloir satiriser tout* « Comment! cet impertinent ne veut pas que les « femmes aient pie l'esprit! Il condamne toutes nos <c expressions élevées , et prétend que nous parlions <c toujours terre à terre ! »
MADEMOISELLE DE BRIE
<c Le langage n'est rien : mais il censure tous nos « attachements, quelque innocents qu'ils puissent ce être; et, de la façon qu'il en parle, c'est être cri- « minelle que d'avoir du mérite. »
MADEMOISELLE DU CROIS Y
ce Cela est insupportable. Il n'y a pas une femmç c< qui puisse plus rien faire. Que nelaisse-t-il en re- <( pos nos maris, sans leur puvrir les yeux, et leur
3i6 L'IMPROMPTU DE VERSAILLES,
« faire prendre garde à des choses dont ils ne &'a~ u visent pas? »
MADEMOISELLE RÉPART.
(c Passe pour tout cela; mais il satirise même les a femmes de bien ,et ce méchant plaisant leur donne « le titre d'honnêtes diablesses. »
MADEMOISELLE MOLIERE
« C'est un impertinent. Il faut qu'il; en ait tout « le soûl. »