SCÈNE III. 3ià
c< dune blancheur éblouissante, et les lèvres d'uno « couleur de feu surprenante! »
MADEMOISELLE DU PARC
« Ah! que dites-vous là, madame? ne me regarde dez point, je suis du dernier laid aujourd'hui. »
MADEMOISELLE MOLIERE
-« Hé I madame, levez un peu votre coiffe. »
MADEMOISELLE DU PARC
« Fiî je suis épouvantable, vous dis-je,et je me « fais peur à moi-même. »
MADEMOISELLE MOLIERE
« Vous êtes si belle! »
MADEMOISELLE DU PARC
•« Point, point. » /
MADEMOISELLE MOLIERE
«'Montrez-vous. »
MADEMOISELLE DU PARC
■\( Ah ! h* donc, je vous prie ! »
MADEMOISELLE MOLIERE
« De grâce. »
MADEMOISELLE DU PARC
« Mon dieu! non. »
MADEMOISELLE MOLIERE
<( Si fait. »
MADEMOISELLE DU PARC
« Vous me désespérez.;)
MADEMOISELLE MOLIERE
.« Un moment. »
MADEMOISELLE DU P A R C
« Hai. »
Molière, â» tj'
3x4 L'IMPROMPTU DE VERSAILLES.
MADEMOISELLE MOLIERE
(( Résolument, vous vous montrerez. On ne peu£ « point se passer dé vous voir. »
MADEMOISELLE DU PARC
ce Mon dieu ! que vous êtes une étrange personne ! (c Vous voulez furieusement ce que vous voulez. »
MADEMOISELLE MOLIERE
a Àh! madame, vous n'avez aucun désavantage te à paroître au grand jour, je vous jure. Les mé- « chantes gens, qui assuroient que vous mettiez « quelque chose! Vraiment ! je les démentirai Lien « maintenant; »
MADEMOISELLE DU PARC
« Hélas ! je ne sars pas seulement ce qu'on appelle « mettre quelque chose. Mais où vont ces dames?)»
MADEMOISELLE DE BRIE
« Vous voulez bien, mesdames, que nous vous , o donnions an passant la plus agréable nouvelle « du monde. Voilà monsieur Lysidas qui vient de « nous avertir qu'on a (ait une pièce co titre Molière , <( que les grands comédiens vont jouer. »
MOLIÈRE
« Il est vrai; on me l'a voulu lire. C'est un nomce mé Br... Brou... Brossaut qui l'a faite. »