‹ ŒuvresChapitre 270 sur 302 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

SGANARELLE, GÉRONIMO.

géronimo, ayant entendu tes dernières paroles de Scjanarelle.

Voila un ordre fort prudent.

SGANARELLE

Ah! seigneur Géronimo , je vous trouve à pro» pos ; et j'allois chez vous vous chercher.

GÉRONIMO.

Et pour quel sujet , s'il vous plaît ?

4o8 LE MARIAGE FORCE.

SGAN arelle.

Pour vous communiquer une affaire que j'ai en tête , et vous prier de m'en dire votre avis.

GÉRONIMO.

Très volontiers. Je suis bien aise de cette ren^ contre, et nous pouvons parler ici en toute liberté.

SGANARELLE

Mettez donc dessus, s'il vous plaît. Il s'agit d'une chose de conséquence que l'on m'a proposée; et il est bon de ne rien faire sans le conseil de ses amis.

GÉRONIMO.

Je vous suis obligé de m'avoir choisi pour cela. Vous n'avez qu'à me dire ce que c'est.

SGANARELLE

Mais auparavant je vous conjure de ne me point flatter du tout, et de me dire nettement votre pensée.

GÉRONIMO.

Je le ferai , puisque vous le voulez.

Je ne vois rien de plus condamnable qu'un ami qui ne nous parle point franchement.

GÉRONIMO.

Vous avez raison.

SGANARELLE

Et , dans ce siècle , on trouve peu d'amis sincères.

GÉRONIMO.

Cela est vrai.

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