ACTE II, SCÈNE V I î
Et de fort loin me crie , Ah ! j'ai mis bas la bête.
A-t-on jamais parle' de pistolets , bon dieu !
Pour courre un cerf ! Pour moi, venant dessus le lieu*
J'ai trouvé l'action tellement hors d'usage,
Que j'ai donné des deux à mon cheval , de rage,
Et m'en suis revenu chez moi toujours courant,
Sans vouloir dire un mot à ce sot ignorant.
ÉRASTE
Tu ne pouvois mieux faire , et ta prudence est rare î C'est ainsi des fâcheux qu'il faut qu'on se sépare. Adieu.
DORANTE
Quand tu voudras , nous irons quelque part Où nous ne craindrons point de chasseur campagnard.
ÉRASTE
(seul. } Fort bien. Je crois qu'enfin je perdrai patience.- Cherchons à m'excuser avecque diligence.
FIN DU SECOND ACTE