‹ ŒuvresChapitre 80 sur 302 · ACTE IIÏ, SCENE II. n · texte numérisé non relu

ACTE IIÏ, SCENE II. n

Et vous viens... Excusez l'audace qui m'inspire. Si...

ÉRASTE

Sans tant de façons , qu'avez- vous à me dire ?

CARITIDÈS.

Comme le rang, l'esprit, la générosité, Que chacun vante en vous...

Oui , je suis fort vanté.

Passons , monsieur.

CAHITIDÈS.

Monsieur , c'est une peine extrême Lorsqu'il faut à quelqu'un se produire soi-même ; Et toujours près des grands on doit être introduit Par des gens qui de nous fassent un peu de bruit , Dont la bouche écoutée avecque poids débite Ce qui peut faire voir notre petit mérite Pour moi, j'aurois voulu que des gens bien instruits /Vous eussent pu, monsieur , dire ce que je suis.

ÉRASTE

.Te vois assez , monsieur , ce que vous pouvez être , Et votre seul abord le peut faire connoître.

CARITIDÈS.

Oui , je suis un savant charmé de vos vertus : Kon pas de ces savants dont le nom n'est qu'en us , Il n'est rien si commun qu'un nom à la latine : Ceux qu'on habille en grec ont bien meilleure mine ; Et pour en avoir un qui se termine en es , Je me fais appeler monsieur Caritidès.

Monsieur Carilidès , soit. Qu'avez- vous à dire ?

ïi4 LES FACHEUX.

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