DAMIS, L'ÉPINE, ÉRASTE, LA RIVIÈRE
et ses compagnons.
damis, h part.
Quoi ! malgré moi le traître espère l'obtenir ! Ah ! mon juste courroux le saura prévenir.
ÉrAste, h\ part.
J'entrevois là quelqu'un sur la porte d'Orphise ! Quoi î toujours quelque obstacle aux feux qu'elle autorise ! Molière. 2. Il
dami s, a l'Épine.
Oui , j'ai su que ma nièce , en dépit de mes soins , Doit voir ce soir chez elle Éraste sans témoins. juà rivière, a ses compagnons.
Qu'entends-je à ces gens-là dire de notre maître ? Approchons doucement sans nous faire connoître.-
damis, a l'Épine.
Mais avant qu'il ait lieu d'achever son dessein , Il faut de mille coups percer son traître sein. Va-t'en faire venir ceux que je viens de dire , Pour les mettre en embûche aux lieux que je désire, Afin qu'au nom d'Éraste on soit prêt à venger Mon honneur que ses feux ont l'orgueil d'outrager , A rompre un rendez-vous qui dans ce lieu l'appelle , Et noyer dans son sang sa flamme criminelle. la rivière, attaquant Damis avec ses compagnons. Avant qu'à tes fureurs on puisse l'immoler , Traître , tu trouveras en nous à qui parler.
ÉRASTE
Bien qu'il m'ait voulu perdre,un point d'honneur me pressa De secourir ici l'oncle de ma maîtresse.
( a Damis. ) Je suis à vous , monsieur.
( Il met fépée à la main contre La Rivière et ses compagnons , qu'il met en fuite. )
DAMIS
O ciel ! par quel secours D'un trépas assuré vois-je sauver mes jours ? A qui suis- je obligé d'un si rare service ?
Éraste, revenant.
Te n'ai fait, vous servant, qu'un acte de justice*