‹ ŒuvresChapitre 123 sur 136 · DE SAINT MALC · texte numérisé non relu

DE SAINT MALC

Reine des esprits purs, protectrice puissante, Qui des dons de ton fils rends Tame jouissante , Et de qui la faveur se fait à tous sentir, Procurant Tinnocence , ou bien le repentir ; Mère des bienheureux , Vierge , enfin , je t'implore. Fais que dans mes chansons aujourd'hui je tlionore; Bannis-en ces vains traits, criminelles douceurs Que j allois mendier jadis chez les neuf sœurs. Dans ce nouveau travail mon but est de te plaire ' . Je chante d'un héros la vertu solitaire, Ces déserts, ces forêts, ces antres écartés, Des favoris du ciel autrefois habités.

Les lions et les saints ont eu même demeure»

' La Fontaine, qui avoit déjà consenti à laisser paraître sous son nom le recueil Àe Poésies chrétiennes et diverses de M. de Brienne, composa le poëme de Sai&t*Malc d'après les instances de Messieurs de Port-Royal. Voyez à ce sujet notre Histoire de la vie et des ouvrages de La fontaine.

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