ACTE II, SCENE IV
GLOCESTi'n.
J'avais vu le lord-mairc; il voulait tout oseï-. Tu passeras chez lui.
BUCKIJVGIIAM.
Qui, moi?
GLOCF.STER.
Pour refuser.
Quoi! positivement?
GLOCESTER
Même avec cet air digne, Ce dédain vertueux de l'honneur qui s'indigne.
BUCKINGIIAM.
Je ne remettrai pas l'ambassade à demain.
GLOCESTER, à paît.
Non ; mais l'ambassadeur peut rester en chemin.
(Oii entenfl du dehors l;i rumeur de la foule et les cris de vive le roi ! vive Edouard ! ) (à Buckinghaui. )
Quels cris !
BUCKIJNGIIAM.
Le roi s'approche.
GLOCESTER
Exploitons sa faiblesse; Gouvernons, à nous deux, sa précoce vieillesse. Le flatteur qui nous jx-id esl niieux vciiu souvent
312 LES ENFAINS D'EDOUARD.
Que l'ami qui nous sauve en nous désapprouvant; Mais, détrompé plus tard, c'est à l'ami qu'on pense, Et tu sauras bientôt comment je récompense. Ta main? oublions tout.
BUCKINGHAJVI.
Et de grand cœur, milord.
Cousin, c'est entre nous à la vie, à la mort.
BUCKINGHAM , à part.
J'en crois son intérêt qui dicte sa conduite.
GLOCESTER , à part.
Qu'il répare sa faute, et qu'il la paie ensuite.
( à Buckingham. )
Viens au-devant du roi, courons. Mais le voici.