ACTE II, SCENE TX
ELISABETH , à Édoaard.
Te fuir!... Quoi, je l'ai fait! Ah ! j'en ai bien souffert. Aussi, quand Buckingliam à nos yeux s'est offert, Quand j'ai lu cette lettre et si bonne et si tendre...
EDOUARD
Ma lettre ?
Elle est charmante. Alors , sans rien entendre. Je voulais devancer nos pontifes sacrés.
( se tournant vers les évèques. )
Que leur zèle pieux les a bien inspirés !
(à Glocester. )
Que de remercîmens je vous dois à vous-même,
( aux seigneurs de la cour. )
A VOUS , milords , au peuple ! Edouard , comme il t'aime ! Tous bénissaient ton nom; leur supplique à la main, Tous de leurs vœux pour toi m'assiégeaient en chemin.
(montrant les placets qu'un des lords a placés sur la table.)
Vois ce que je t'apporte.
GLOCESTER
Encor du bien à faire.
Du mal à réparer !
EDOUARD
Voyons !
LE DUC d'yORK.
C'est mon affaire.
ELISABETH
C'est celle du régent.
GLOC ESTER
Richard a plein pouvoir.
LE DUC d'york.
Bon ! le trésor public y passera ce soir.
GLOCESTER
Faites beaucoup d'heureux, pourtant pas d'imprudences.
LE DUC D YORK y assis près de la table , et distribuant les pétitions anx seignenrs et aux prélats qui l'entourent.
Pour vous, milord ; pour vous ; et pour leurs éminences! Tout ce qui reste à moi !
ELISABETH , à Edouard.
Mes ennuis , mon chagrin , Les as-tu partages?
LE DUC d'york , à Glocester.
Ah ! mon oncle ! un marin , Pauvre, manquant de tout...
GLOCESTER
J'accorde cent guinées.
LE DUC d'york.
Deux cents.
GLOCESTER
Mais prenez garde !
LE DUC d'yoiîk.
Oh ! je les ai doimces ;