‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 196 sur 224 · ACTE m, SCENE TT · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE TT

TYRREL.

Peut-être pour un jour Un vieil usage encor vous confine à la Tour; Triste noviciat d'une grandeur prochaine : De l'ennui l'étiquette est cousine germaine; Mais vous croire captifs 1

LE DUC d'tork.

De notre liberté Sir Tyrrel à vingt ans se fût-il contenté ?

TYRREL.

Moi qui n'ai pas, milords, votre aimable innocence, En fait de liberté j'aime un peu la licence ; Mais j'ai tort , ainsi donc ne me consultez pas.

LE DUC d'york.

Moins on goûte ce bien, et plus il a d'appas. Celui qui me rendrait ma liberté ravie Serait récompensé par-delà son envie.

tyrrel.

Le régent ne veut pas prolonger vos regrets, Et du couronnement il presse les apprêts.

EDOUARD

C'est sûr?

TYRREL.

Vous ne pouvez manquer à celte fête.

LE DUC d'york.

Ni vous non plus , sir Jame, et je vous tiendrai tête :

356 T.KS ENFANS D'KDOUAUl).

Nous porterons tous deux sa royale santé.

TYBREL.

Tant que milord voudra,

LE DUC d'york.

Quelle docilité!

Et, comme on vous connaît certaine fantaisie, On vous fera raison avec du malvoisie.

TYRllEL.

C'est lui ancien ami fêté dans mes beaux jours; Il m'a trahi , l'ingrat ! mais je l'aime toujours.

EDOUARD

Comment ?

TYRREL.

Je ris, milord.

LE DUC d'yORK, en montrant Tyrrel

Oh ! j'en sais sur son compte , Bien qu*il m'en cache encor plus qu'il ne m'en raconte.

TYRREL.

(à Richard.) (à part, avec attendrissement.)

C'est vrai. — Comme il ressemble à mon pauvre Tomy ! Je crois le voir.

Edouard.

Sir Jame, êtes-vous notre ami?

TYRREL.

N'en doutez point.

Page 1