MARIE, LE DAUPHIN
M', D.AllMilN, lodl liis, après s'être approdié doricciiieiil.
Comm<; on flatle les rois
?tlARlF. , se relo'uiianl .
Monseigneur mVeoiilail ;
4o LOUIS XI. ®
LE DAUPHIN
Enfin je vous revois î
MARIE, qui veut sf lelirer.
Pardon
LE DAUPHIN
Vous me quittez?
MARIE
Un soin pieux m'appelle ; Notre-Dame-des-Bois m'attend dans sa chapelle. Je lui porte une offrande; on la fête aujourd'hui , El le roi va lui-même implorer son appui.
LE DAUPHIN
Voyez comme en ses vœux son ame est incertaine !
Il devait ce matin fatiguer, dans la plaine,
Ces lévriers nouveaux qu'il nourrit de sa main ;
H voudra se distraire en essayant demain
Cet alezan doré que l'Angleterre envoie,
Ce faucon sans rival quand il fond sur sa proie.
Ou récréer ses yeux d'une chasse aux flambeaux
Contre l'oiseau des nuiîs cache sous ces créneaux.
Pour tromper ses dégoûts , hélas! peine inutile î
Je le plains : le bonheur me paraît si facile!
Il est partout pour moi : dans mes rêves, la nuit,
Dans le son qui m'éveille et le jour qui me luit,
Dans l'aspect de ces champs ,dans l'air que je respire,
Marie, et dans vos yeux, quand je vous vois sourire.