ACTE 111, SCÈNE XIV
EDOUARD
Le signal Goiivenii, Qu'il tarde !
Jusqu'à nous aucun bruit n'est venu.
EDOUARD
Hélas, non ! l'entreprise est peut-être ajournée.
LE DUC d'yORK , gaiement.
A la Tour, s'il le faut, encore une journée!
Nous la supporterons. Mais, plus calme à pressent,
Goûte enfui les douceurs d'un sommeil bienfaisant.
ÉDOUA.RD.
( après s'être étendu sur le lit. )
J'en ai besoin. — Et toi ?
LE DUC DYORK.
Tu veux donc que je viemic?
EDOUARD
Si je ne sens ta main reposer dans la mienne, Je craindrai pour ta vie.
LE DUC d'york.
En vain j'attends.
EDOUARD, qui s'.issoupit.
Eh bien?
LE DUC d'york.
c'est retardé d'un jour; non, rien... je n'entends rien ;
Mais, quand je devrais prendre une peine inutile,
(s'approchaut du lit.)
Veillons jusqu'au matin. — Me voici, sois tranquille. Point de réponse !.., il a tant souffert aujourd'hui! Doucement, doucement plaçons-nous près de lui ; Un baiser sur son front, mais sans qu'il se réveille. Dors : je suis sûr de moi ; je prêterai l'oreille, J'aurai les yeux ouverts... Réunis tous les trois , Chaque jour nouveaux jeux ! nous n'aurons que le choix.
(Oa aperçoit la Ineur d'une torche à travers l'ouverture grillée de la porte du foud.)
Windsor nous reverra courant sur sa praiiie : Ma première caresse à toi, mère chérie!
(Dans ce moment l'air du God save the King! se fait entendre sous Ja
fenêtre. )
LE DUC D YORK , qui s'est élancé de sa place pour écouter, revient en criant avec un transport de joie.
C'est le signal , mon frèi-e, et nous sommes sauvés! Sauvés , mon iulouard !
.EDOUARD, .se levaut.
Ah ! ma mère !
(La porte s'ouvre tout-à-conp pendiint fju'ils se tiennent embrassés.)