‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 44 sur 224 · ACTE II, SCENE XL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XL

Bien ! Charles!. ..Paque-Dieu! c'est un enfant deFrance!

LE DAUPHIN, attcudri.

Mon père!...

LOUIS , froidement.

Assez ! assez !

( au héraut. )

Prends ce gant, Toison-d'Or :

( montrant le dauphin. )

Froissé par cette main , il est plus noble encor,

(à Nemours. )

Vous à qui je le rends , bénissez ma clémence : Si je ne pardotmais un acte de démence , Quand ce gage en tombant m'insultait aujourd'hui , Votre tête à mes pieds fût tombée avec lui. J'estime la valeur, et j'excuse l'audace,

( aux chevaliers. )

Que nul de vous, messieurs, ne soit juste à ma place! C'est le roi qu'on outrage , et je laisse à juger Si je me venge en roi de qui m'ose outrager.

(à Nemours.)

Je garde cet écrit ; nous le lirons ensemble , Comte; ce jour permet qu'un lieu saint nous rassemble; Nous nous y reverrons eu amis , en chrétiens , Et j'oublîrai vos torts pour m'occuper des miens.

NEMOURS , en sortant.

J'ai fait mon devoir, sire, et j'aurai le courage.

Fût-ce au prix de mes jours jd'acliever mou ouvrage.

LOUIS, qui fait signe à tout le monde de se retirer et à Tristan d'attendre au fond.

Gommine , demeurez.

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