‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 57 sur 224 · ACTE m, SCENE 111. io · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE 111. io

Ce seigneui' dit un mot qui me soniblo agréable : J'en ris.

LOUIS

Vous l'appelez maître Olivier-le-Diahle; Conviens-en.

MARCEL, vivemeal.

Non.

LOUIS

Si fait.

MARTHE, à Marcel.

Trop jaser nuit souvent :

liouche close !

LOUIS

Entre amis!

MARTHE

Qu'on maudisse le vent , Quand il abat les fruits ou découvre la grange; L'orage, quand trop d'eau fait couler la vendange ; L'orage ni le vent ne s'en fâcheront pas : Les grands , c'est autre chose : on a beau parler bas, Tout ce qu'on dit sur eux leur revient à l'oreille ; Et l'on pleure le jour d'avoir trop ri la veille.

OLIVIER , à Marlhe.

Pourtant si quelqu'un d'eux disait du mal du roi , Vous le dénonceriez?

io4 LOUIS XI.

MARCEL

C'est bien chanceux...

LOUIS

Pourquoi ?

MARCEL

L'argent qu'on gagne ainsi vous porte préjudice.

OLIVIER

Rêves-tu?

MARCEL

Vos moutons meurent par maléfice ; Vos blés sèchent sur pied. Tenez , l'autre matin , Le fermier du couvent dénonça son voisin; La grêle à ses vergers fit payer sa sottise , Tout périt; et pourtant c'était du bien d'église.

OLIVIER

Maître fou !

MARCEL

Je l'ai vu : demandez à Richard.

RICHARD

C'est sûr.

LOUIS, sévèrement.

Dieu l'a puni d'avoir parlé trop tard.

Je vous crois : après tout, Dieu veuille avoir son ame. Que vous sert votre argent si l'enfri- vous réclame? Aussi mon cœur s'en va quand je vois sur le soir

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