I.K l)AM»HIN
Je le sai.s.
LOUIS
lieaii sujet d'être heureux: des cris quand vous passe/ ! Le peuple, en ramassant un écu qu'on lui jette, Eatigue de ses cris quiconque les achète. Jugez mieux de Taccueil ([u'on vous a fait ici : J'ai parlé, j'ai payé pour (ju'il eu fut ainsi.
Quoi! sire, cette joie, elle était commandée?
LOUIS
Par moi.
lj: dauphin.
Mon cœur se serre à cette t liste idc-c.
LOUIS
Que la leçon vous serve: afin dVn profiter, .Sous les créneaux d'Amboise allez la méditer.
LE DAUPHIN
Qu'ai-je donc fait?
LOUIS
Vous! rien ; et (|u'oseriez-vous faire .^ Que ])ouA cz-vous?
m; OVLPIIiA.
Hélas! pas même vous complaire.
C'est mon unique espoir, c'est mon vœu le plus doux; Mais...
ii(i LOUIS XI.
LOl'IS.
Parlez !
LE DAUPHIN
Je ne puis.
Pourquoi trembler?
LE DAUPHITV.
Moi?
LOUIS
Vous.
LE DAUPHIN
Du moins quand d'un vassal l'envoyé vous offense, Je ne tremble pas.
^ LOUIS
Non; mais prendre ma défense, La prendre sans mon ordre , est aussi m'offenser.
LE DAUPHIN
Dieu ! j'ai cru que vos bras s'ouvraient pour me presser , Que j'en allais sentir l'étreinte paternelle.
LOUIS
Vision !
LE DAUPHIN
Qu'à ce prix la mort m'eût semblé belle ! Si vous m'aimiez...
LOUIS
Ainsi je no vous aime pas?