ACTE III, SCENE V
LE DAUPHIN
Pardonnez !
Je vous hais?... Les enfans sont inciats. Je suis un homme dur?
LE DAUPHIN
Sire!...
LOUIS
Presque barbare?
Voilà comme on vous parle et comme on vous égare.
LE DAUPHIN
Jamais.
LOUIS
En s'y risquant on met sa vie au jeu : On l'ose cependant.
LE DAUPHIN
Jamais.
LOUIS
Qui donc? Beaujeu?
Votre oncle d'Orléans? d'autres que je soupçonne?...
( avec bonliomie. ) Charles, mon fils , sois franc : sans dénoncer personne y Nomme-les-moi tout bas; je ne veux pas punir, Je veux savoir.
LE DAUPHIN
Mon oncle aime à m'entretenir.
ii8 LOUIS XI.
11 Icdil...?
LK DAUPHIN
Qiu! la Fraiu(> un jour nùiura pour niaîli-c; Que m eu faire riu-i'ir est uiou (l(*von\ J ouïs, à pari.
Le traître!
(haut. )
Et ne vous dit-il pas ({u'alïailjli par mes maux , Je (lois, oui... qu'avant peu je... S'il le dit, c'est faux; Qu'enfin vous n'avez plus qu'à ceindre un diadème, Qui dans vos jeunes mains va tomber de soi-même?
LE DAUPHIN
Dieu î
LOUIS
C'est faux : mon fardeau me fait-il chanceler? Le poids d'un diadème est loin de m'accabîer. Deux, trois autres encor, devenant ma conquête, Ne m'accableraient pas , et sur ma vieille tetc Accumulés tous trois, lui seraient moins pesans Qu'une toque d'azur sur ce front de seize ans.
LE DAUPHIN
VI) ! vivez; c'est mon vœu quand j'ouvre la paupièic; En refermant les yeux, le soir, c'est ma prière. Quand je vois sur vos traits retleurir la sant(', Tout bas ]o bénis Dieu de in'avoir (Voul('.