LOUIS, MARIE
LOUIS , tandis que Marie fait un signe de pitié au Dauphin, qui soi t.
11 est plein d'honneur ; Je l'étais , et pourtant, . .
MARIE
Pardon, sire!
LOUIS, à part.
Ah! c'est elle.
( haut. ) Approche, mon enfant; comme te voilà belle!
MARIE
Chacun vient en parure à la fête du lieu.
LOUIS
C'est agir saintement que se parer pour Dieu.
MARIE
Je l'ai fait.
LOUIS
Pour Dieu seul?
MARIE
Pour qui donc?
LOUIS
Je Tignore.
A quelqu'un en secret tu voudrais plaire encore ^ Pourquoi pas?
\CTE 111, SCÈNE VII. 1 u
MARIE
A VOUS, sît'e.
LOUIS
A moi! jc t'en sais gré; Mais supposons qu'ici, par ta grâce attiré. Quelque autre que ton roi...
Comment?
LOUIS
Je le suppose.
3IARIE.
Je ne vous comprends pas.
LOUIS
Non? parlons d'autre chose ; J'ai tort de supposer.
( Il s'assied an pied de l'arbre. )
Viens t'asseoir près de moi ; Là , bien ; ne rougis pas : ton malade avec toi , Pour oublier ses maux, sans te fâcher, peut rire, Et tu sais qu'un vieillard a le droit de tout dire.
MARIE
Un monarque surtout.
LOUIS
On me fait bien méchant.
Je suis bon homme au fond ; j'eus toujours du penchant A prendre le parti des filles de ton âge;
Aussi plus d'un hymen lui mon loyal ouvrage.
MARIE
Vous êtes un grand roi.
Les jeunes mariés Quel(|uefois me l'ont dit , j'en conviens.
MARIE
Vous riez.
LOUIS
Je songeais à t'offrir l'appui de la couronne; Nous aurions réussi, mais tu n'aimes j)ersonne.
MARIE
Moi, sire!
LOUIS
Je le sais.
MARIE
Pourtant vous m'accusiez.
LOUIS
Je me tiompais.
MARIE
Enlin , ce que vous supposiez , Qu'est-ce donc?
LOUIS
Sans détour faut-il que je te parle?
Je pensais, faussement, ((u'à la cour du duc Gharle Ton cœur... à div-luiit ans (pioi d<' plus naturel!