‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 68 sur 224 · LOUIS, MARIE · texte numérisé non relu

LOUIS, MARIE

LOUIS , tandis que Marie fait un signe de pitié au Dauphin, qui soi t.

11 est plein d'honneur ; Je l'étais , et pourtant, . .

MARIE

Pardon, sire!

LOUIS, à part.

Ah! c'est elle.

( haut. ) Approche, mon enfant; comme te voilà belle!

MARIE

Chacun vient en parure à la fête du lieu.

LOUIS

C'est agir saintement que se parer pour Dieu.

MARIE

Je l'ai fait.

LOUIS

Pour Dieu seul?

MARIE

Pour qui donc?

LOUIS

Je Tignore.

A quelqu'un en secret tu voudrais plaire encore ^ Pourquoi pas?

\CTE 111, SCÈNE VII. 1 u

MARIE

A VOUS, sît'e.

LOUIS

A moi! jc t'en sais gré; Mais supposons qu'ici, par ta grâce attiré. Quelque autre que ton roi...

Comment?

LOUIS

Je le suppose.

3IARIE.

Je ne vous comprends pas.

LOUIS

Non? parlons d'autre chose ; J'ai tort de supposer.

( Il s'assied an pied de l'arbre. )

Viens t'asseoir près de moi ; Là , bien ; ne rougis pas : ton malade avec toi , Pour oublier ses maux, sans te fâcher, peut rire, Et tu sais qu'un vieillard a le droit de tout dire.

MARIE

Un monarque surtout.

LOUIS

On me fait bien méchant.

Je suis bon homme au fond ; j'eus toujours du penchant A prendre le parti des filles de ton âge;

Aussi plus d'un hymen lui mon loyal ouvrage.

MARIE

Vous êtes un grand roi.

Les jeunes mariés Quel(|uefois me l'ont dit , j'en conviens.

MARIE

Vous riez.

LOUIS

Je songeais à t'offrir l'appui de la couronne; Nous aurions réussi, mais tu n'aimes j)ersonne.

MARIE

Moi, sire!

LOUIS

Je le sais.

MARIE

Pourtant vous m'accusiez.

LOUIS

Je me tiompais.

MARIE

Enlin , ce que vous supposiez , Qu'est-ce donc?

LOUIS

Sans détour faut-il que je te parle?

Je pensais, faussement, ((u'à la cour du duc Gharle Ton cœur... à div-luiit ans (pioi d<' plus naturel!

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