‹ [Œuvres] (volume 3)Chapitre 14 sur 162 · ACTE I, SCENE III. ;j · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III. ;j

AMÉLIE

Ta sœur n'était pas là pour recueillir ta cendre !

LORÉDAN

Pourquoi trop jeune encor n'ai-je pu te' défendre?

PROCIDA

Dès que l'âge éclaira votre faible raison , Je reçus vos sermens sur sa tombe , en son nom ; Et je crus voir son ombre, un moment consolée, Pour unir mes enfans sortir du mausolée. L'avez-vous oublié?

AMÉLIE

Comment puis-je jamais Oublier mes sermens, seigneur, et vos bienfaits/

Oui: de soins paternels j'entourai votre enfance. Ma sœur les partageait ; sans doute en mon absence Son amour attentif ne se ralentit pas, Malgré le poids des ans qui retiennent ses pas. Si vous fûtes toujours digne de ma tendresse, Renouvelez ici cette sainte promesse.

AMÉLIE

Quel langage, seigneur? doutez-vous de ma foi?

LORÉDAN

Pardonnez, Amélie, à mon injuste effroi,

Aux transports insensés dont mon âme est saisie :

.12 LES VEPRES SICILIENNES.

Qui pent avec excès aimer sans jalousie'

l'itocmA.

Rendez, rendez la paix à ce cœur égaré; Si j'ordonne un hymen trop long-temps différé , Jure/ de l'accomplir sans regret, sans murmure. Hé bien?

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