‹ [Œuvres] (volume 3)Chapitre 160 sur 162 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

les précédens, GRANVILLE , BERNARD.

BERNARD, à Victor.

Ah! que je vous embrasse!

Est-il quelque chagrin qu'un si beau jour n'efface? La poésie, oui-dà, n'est pas un vil métier ; . C'est un art, mais un art qu'on ne peut trop payer.

GRANVILLE , à Victor, en lui montrant ses mains.

Hem! vous ai-je servi d'une ardeur sans égale! Quand, pour le soutenir, j'ameutais la cabale, Je prêtais à l'ouvrage un secours superflu : Que voulez-vous, mon cher! je ne l'avais pas lu.

BERNARD , mettant la main de Lncile dans celle de Victor.

Elle est à toi.

LUCILE

Victor !

VICTOR

Tant de bonheur m'oppresse...

GRANVILLE

Et moi, qui veux ma part dans la commune ivresse, De deux cent mille francs je dote les époux.

VICTOR , avec dignité.

Monsieur !

BERNARD

Il a ce droit.

LUCFLE, à Granville.

Qui remercîrons-nous?

GRANVILLE

Demandez à Belrose.

BELROSE.

Un auteur, un confrère.

GRANVILLE

Non pas, non; Floridore est instruit du contraire.

FLORIDORE, s'inclinant.

Monsieur est inspecteur?

GRANVILLE

Non, consultez Bernard, Il vous dira...

BELROSE, étonné.

Qui diable es-tu donc par hasard?

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