‹ [Œuvres] (volume 3)Chapitre 25 sur 162 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

MONÏFORT, AMELIE, ELFRIDE.

AMÉLIE

Retournons sur nos pas... A peine je respire, Elfride...Il n'est plus temps ! ciel ! que vais-je lui dire.'

MOISTFORT.

Combien je dois bénir le bonheur qui me suit! Ah! madame, vers moi quel dessein vous conduit? Mais pourquoi me flatter d'une fausse espérance ? Sans doute au hasard seul je dois votre présence , Et c'est trop présumer de croire que vos yeux, Qui m'évitent partout, me cherchent dans ces lieux.

Que vois-je? la pâleur couvre votre visage. Vous pleurez, vous tremblez....

AMÉLIE

Soutenez mon courage, Dieu , soyez mon appui !

MONTFORT

Vous tremblez près de moi !

Suis-je assez malheureux pour causer votre effroi?

AMÉLIE

Je venais.... Lorédan....

MONTFOU T.

Il a parlé , madame?

Aurait-il dévoilé le secret de ma flamme? Ah! que dois-je augurer du trouble où je vous vois:' Oui , je brûle pour vous, et suis fier de mon choix. Viiimé d'un espoir peut-être téméraire, Je veux vous mériter, et j'aspire à vous plaire; Remettez-moi le soin de finir vos malheurs, J'irai dans les combats vaincre sous vos couleurs. Dans l'Orient troublé plus d'un prince infidèle Au bruit de nos apprêts s'épouvante et chancelle; Leur trône est l'héritage ouvert à nos exploits : La victoire en cottraal renouvelle les rois. Souverain à mon tour, du finit de ma conquête l'uissé-jc de mes mains couronner votre tête,

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