‹ [Œuvres] (volume 3)Chapitre 26 sur 162 · ACTE II, SCENE III. M · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III. M

En m'unissant à vous par un nœud solennel !

AMÉLIE

Nous unis.... nous! le sort qui me fut si cruel Permettrait.... Mais, seigneur, la pitié vous égare; Un invincible obstacle à jamais nous sépare : L'ombre de Conradin, sanglant, percé de coups, Terrible, vous repousse et se place entre nous.

MONTFORT. '

Ali ! ne m'opposez pas cette injuste barrière; Jeune encor, de la croix je suivais la bannière, Quand Cbarlcs par ce meurtre a souillé ses lauriers.

AMÉLIE

Vous partagez l'empire avec les meurtriers !

MONTFORT

Vos pontifes sacrés poussent trop loin l'audace; De leurs conseils jaloux je reconnais la trace; Des ténèbres du cloître ils dirigent vos pas : Qu'ils tremblent !

AMÉLIE

Arrêtez, et ne blaspbémez pas!

Celui dont vous bravez la majesté céleste Refuse ses autels à cet hymen funeste.

Mon père me transmet sa sainte volonté; J'entends, j'entends la voix de Conrad irrité; Il maudit les bourreaux de sa triste famille,

48 LES VEPRES SICILIENNES.

Et désigne un époux plus digne de sa fille.

MOMTORT.

I ii plus digne!:., ci quel est ce rival odieux.'

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