‹ [Œuvres]Chapitre 47 sur 76 · A MES AMIS · texte numérisé non relu

A MES AMIS

Plongeons nos sens dans un€ heureuse, ivresse : Le lierre, amis, sied bien aux cheveux blancs; Ses rameaux verls couvrent de leur jeunesse Les vieux ormeaux dépouilles par les ans.

AU VALLON D'ARGENTOL

Quam juvat immites ventes audire cubantem !

Aiit gelidas liibermis aqiias quutn fiiderit Aiister,

Seeunim soninos, imbre jiivante, scqui!

Hor mihi contingat ! . , . .

TlBULI.E.

Retraite d'Argentol, vallon tranquille et sombre. Qu'habitent le travail , la paix et le bonheur , Que j'aime à respirer ce reste de fraîcheur, A l'ardeur des étés échappé sous ton ombre! Le zéphire se plaît dans les longs peupliers ; Ces monts, où deux forêts balancent leur verdure. Environnent ton sein d'une double ceinture. Courbez-vous sur mon front, rameaux hospitaliers; Source fraîche, où ma main recueille une onde pure. Reviens par cent détours aux bords que tu chéris; Poursuis, que ton murmure, en charmant mes oreilles. Se mêle au bruit léger de cet essaim d'abeilles , Qui vole en bourdonnant sur les buissons fleuris. Des chênes ébranlés mutilant les racines,

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