A MES AMIS
Plongeons nos sens dans un€ heureuse, ivresse : Le lierre, amis, sied bien aux cheveux blancs; Ses rameaux verls couvrent de leur jeunesse Les vieux ormeaux dépouilles par les ans.
AU VALLON D'ARGENTOL
Quam juvat immites ventes audire cubantem !
Aiit gelidas liibermis aqiias quutn fiiderit Aiister,
Seeunim soninos, imbre jiivante, scqui!
Hor mihi contingat ! . , . .
TlBULI.E.
Retraite d'Argentol, vallon tranquille et sombre. Qu'habitent le travail , la paix et le bonheur , Que j'aime à respirer ce reste de fraîcheur, A l'ardeur des étés échappé sous ton ombre! Le zéphire se plaît dans les longs peupliers ; Ces monts, où deux forêts balancent leur verdure. Environnent ton sein d'une double ceinture. Courbez-vous sur mon front, rameaux hospitaliers; Source fraîche, où ma main recueille une onde pure. Reviens par cent détours aux bords que tu chéris; Poursuis, que ton murmure, en charmant mes oreilles. Se mêle au bruit léger de cet essaim d'abeilles , Qui vole en bourdonnant sur les buissons fleuris. Des chênes ébranlés mutilant les racines,