SCÈNE IV
EDGARD, LÉNOX.
EDGARD
Hé bien, mon cher Lénox...!
LÉNOX.
Je vois trop que la guerre Contre le Danemarck arme encor l'Angleterre.
EDGARD
Dans le fond de ton cœur ne murmures-tu pas Qu'une oisive langueur doive enchaîner ton bras ?
LÉNOX.
J'en gémis. Mais enfin , si vous daignez m'en croire , Oublions , cher Edgard , les combats et la gloire. Mon père nous attend. Venez , allons tous deux Consoler ses ennuis sous son toit vertueux. En vieillissant, hélas! toujours plus solitaire, L'aspect de ses enfants lui devient nécessaire. Il m'envoie en ces lieux , au nom de son amour. Dans son sein paternel hâter votre retour.
EDGARD
Ah, dieux !
LÉNOX.
Sa volonté, son ordre est manifeste , Je vous l'ai dit , mon frère.
EDGARD
0 devoir trop funeste !