LÉAR, LE COMTE DE KENT, NORCLÈTE
NORCLÈTE.
Qui s'approche?
LE COMTE
C'est nous.
Errants dans ces forêts, nous cherchons un asyle.
NORCLÈTE.
Cet humble souterrain vous offre un toit tranquille. Poursuivrait-on vos j ours ?
LÉAR
Quoi ! tu ue le sais pas !
On ne voit plus partout que des enfants in{;ats.
NORCLÈTE.
Ils n'ont que trop souvent désolé les familles.
LÉAR , avec un égarement doux et paisible. Aurais-tu donc aussi donné tout à tes filles?
NORCLÈTE.
A ma vieillesse au moins cet abri fut laissé.
LÉAR
Tes enfants, mon ami, ne t'ont donc pas chassé?
NORCLÈTE.
La mort depuis long-temps en a privé Norclète.
Que je te trouve heureux d'avoir une retraite !
NORCLÈTE , avec une compassion tendre.
Son sort me fait pitié.
LÉAR
Sais-tu pourquoi les airs Sont émus par les vents, rougis par les éclairs, Pourquoi des monts au loin tu vois fumer la cime I
NORCLÈTE.
Non.