‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 195 sur 489 · LÉAR, LE COMTE DE KENT, NORCLÈTE · texte numérisé non relu

LÉAR, LE COMTE DE KENT, NORCLÈTE

NORCLÈTE.

Qui s'approche?

LE COMTE

C'est nous.

Errants dans ces forêts, nous cherchons un asyle.

NORCLÈTE.

Cet humble souterrain vous offre un toit tranquille. Poursuivrait-on vos j ours ?

LÉAR

Quoi ! tu ue le sais pas !

On ne voit plus partout que des enfants in{;ats.

NORCLÈTE.

Ils n'ont que trop souvent désolé les familles.

LÉAR , avec un égarement doux et paisible. Aurais-tu donc aussi donné tout à tes filles?

NORCLÈTE.

A ma vieillesse au moins cet abri fut laissé.

LÉAR

Tes enfants, mon ami, ne t'ont donc pas chassé?

NORCLÈTE.

La mort depuis long-temps en a privé Norclète.

Que je te trouve heureux d'avoir une retraite !

NORCLÈTE , avec une compassion tendre.

Son sort me fait pitié.

LÉAR

Sais-tu pourquoi les airs Sont émus par les vents, rougis par les éclairs, Pourquoi des monts au loin tu vois fumer la cime I

NORCLÈTE.

Non.

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