SCÈNE VIL LE COMTE DE KENT, NORCLÈTE
O vous, dieux immortels, arbitres des batailles, Verriez-vous d'un même œil Léar et Cornouailles I Leur cause est différente, et vous la connaissez. Chaque parti s'approche , il est temps, prononcez. L'honneur d'un tel combat m'est interdit peut-être : Vengez par mes deux fils les affronts de mon maître. Les moments les plus vifs et les plus dangereux , Les postes du péril, je les reliens pour eux.
Mais , hélas ! protégez et leurs jours et leur gloire , Ou payez-moi du moins leur sang par la victoire. Vous n'entendrez de Kent ni plainte ni soupir, Snis ont eu pour leur roi le bonheur de mourir.