‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 272 sur 489 · ACTE V, SCÈiNE I. j-g · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈiNE I. j-g

0 mon fils! si ces dieux, en me cachant lem\s coups, Sur loi, sur ton enfance étendaienl leur courroux I... Une secrète horreur de tout mon cœur s'empare. Non , l'homme impunément .ne fut jamais barbaie. Il est des dieux vengeurs dont l'œil partout le suit. En vain , nous entourant des voiles de la nuit , Nous espérons tromper cet œil qui toujours veille : Au moment du forfait la justice sommeille; Mais, soulevant son voile après l'acte inhumain, Elle apparaît terrible , et le glaive à la main. Quel tourment de traîner des jours tissus d'alarmes , De ne plus voir d'objets qui nous offrent des charmes , De se lever la nuit dans d'horribles transports , Sans pouvoir de son sein arracher le remords ! Il vaudrait mieux cent fois, affranchi de son crime, Dans le fond d'un cercueil remplacer sa \ictime. Duncan , dans le tombeau tu ne sens plus d'effroi I Il n'est plus de Cador ni de Macbeth pour toi -, Des complots éternels n'assiègent plus ta vie 1 Le croirais-tu, Duncan ? c'est ton sort que j'envie ! N'élève plus ta voix vers ce ciel outragé l Puisque je vis encor, tu n'es que trop vengé. Allons, à l'héritier remettons la couronne. Ma criminelle épouse au sommeil s'abandonne. J'ai caché mon dessein; j'ai fait tout préparer; Avec Loclin ici le peuple doit entrer.

Méritons mes remords. 0 ciel ! quelqu'un s'avance.

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