‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 273 sur 489 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MACBETH, MALCOME.

MACBETH

C'est vous , prince , c'est vous! Dans ce profond silence,

58o MACBETH.

Sous ces voûtes, la nuit, qui peut vous amener?

MALCOME.

Hélas !

MACBETH

OÙ courez-vous?

MALCOME.

Non , je ne puis régner.

Laissez-moi m'échapper de ce palais funeste.

MACBETH

Mais le trône est à vous.

MALCOME.

Eh bien ! je le déteste ! Je ne veux point quitter mes tranquilles forêts.

MACBETH

Qui peut donc exciter ces sensibles regrets?

MALCOME.

Le vertueux Sévar, qui m'a servi de père.

MACBETH

Mais Duncan fut le vôtre.

MALCOME.

Ah ! dans un sort vulgaire Si le ciel plus propice eût caché son destin , Il n'eût jamais senti le fer d'un assassin.

MACBETH

Plaignez les criminels : le remords les déchire.

MALCOME.

Qu'est-ce que le remords ?

MACBETH

Je pourrais vous le dire. . .

Ignorez-le toujours. Mais, prince, quels attraits Vous entraînent enfin vers vos tristes forêts ? Quel charme trouviez-vous dans ce désert horrible ?

MALCOME.

Tout ciel est agréable où notre âme est paisible.

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