‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 283 sur 489 · HUBERT, LE ROI JEAN, NÉVIL, GARDES · texte numérisé non relu

HUBERT, LE ROI JEAN, NÉVIL, GARDES

LE ROI , à ses gardes.

Sortez.

Ils se retirent.

De cette tour, Hubert , ma confiance Vous remit dès long-temps la garde et la défense. Vous, Né vil, dans ce fort vous commandez sous lui. J'y viens chercher moi-même un asyle aujourd'hui.

11 s'assied. Hubert et Névil prennent place à ses côtés. Parmi ces prisonniers, qu'il faut craindre sans doute, Il en est un surtout , amis, que je redoute.

HUBERT

Et qui?

LE ROI

Ce jeune Arthur , le fils de Godefroi , Ce seul fils de mon frère, et qui crut être roi.

NÉVIL.

Ciel! qu'entends-je?Eumourant,quoi! Richard votre frère

N'a-t-il pu vous léguer le sceptre d'Angleterre?

A son neveu, sans doute, il vous a préféré;

Mais il en eut le droit, et ce droit est sacré.

Seul entre Arthur et vous du sceptre il fut l'arbitre.

Son testament enfin n'est-il pas votre titre?

Couronné sous nos yeux, sur votre trône assis.

Vos droits depuis long-temps ne sont plus indécis.

A la mort de Richard, s'il eût vu la lumière ,

Godefroi , votre aîné, succédait à son frère.

Sans débat sur le trône il eût d'abord monté-,

Mais son fils, mais Arthur en put être écarté.

Il le fut par Richard; et , dès ce moment même ,

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