‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 300 sur 489 · HUBERT, LE ROI · texte numérisé non relu

HUBERT, LE ROI

LE ROI

Mon chagrin, cher Hubert, m'amène près de toi.

HUBERT

Quoi donc?

LE ROI

De rainiral la triste mort s'approche.

Peut-être n'est-il plus... Je me fais un reproche.

HUBERT

Sur quoi ?

LE ROI

Lorsque toujours tu m'as si bien servi , C'est de n'avoir eucor rien fait pour mon ami.

HUBERT

J'ai rempli mon devoir quand je vous fus fidèle.

LE ROI

Tous nos sujets pour nous n'ont pas le même zèle. Laisse-moi faire , Hubert : oui , bientôt , je le vois , Je pourrai m'acquitter de ce que je te dois. Hé bien ! ces prisonniers? cette femme inconnue , Quelle est-elle ?

HUBERT

Je l'ai long-temps entretenue :

C'est une femme obscure , et faible , et sans secours , Dans l'ombre et dans l'oubli traînant ici ses jours. Quand on voulut d'Arthur vous arracher l'enfance, De ce premier complot on lui fit confidence j Et, dès qu'il fut connu , vos ordres , dans ces lieux, L'ont, dans le même instant , soustraite à tous les yeuK. Des projets avortés d'une troupe imprudente, J'ose vous en répondre, elle était innocente. Vous pourriez, moins sévère, et sans crainte aujourd'hui, Par pitié pour tous deux, la laisser près de lui.

LE ROI

Mais ce vieillard?

HUBERT

Je n'ai rien tiré de sa bouclie.

Il se tait froidement sur tout ce qui le touche.

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