‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 305 sur 489 · HUBERT, ARTHUR · texte numérisé non relu

HUBERT, ARTHUR

Que ce moment m'est doux ! Ma joie en tous voyant renaît auprès de vous. Vous êtes triste, Hubert?

HUBERT

Oui.

ARTHUR

D'où vient ce nuage ?

J'ai cru que j'avais seul la tristesse en partage. Si j'étais libre , Hubert , comme un simple berger, Aucun chagrin, je crois, ne viendrait m'affliger. Je vivrais, même ici, content et sans':ne plaindre. Mais mon oncle me craint , je dois aussi le craindre. Hélas! qu'ai-je donc fait? Est-ce ma faute à moi , Hubert, si je suis né le fils de Godefroi? Ah! plût au ciel, Hubert, que vous fussiez mon père! Car vous m'aimeriez, vous.

HUBERT

Moi!

ARTHUR

Quel regard sévère !

Vous aurais-je ofïenséj

HUBERT

Non.

ARTHUR

Pourquoi donc , hélas !

Votre œil est- il changé , si le cœur ne l'est pas? D'où vient donc que pour moi vous n'êtes plus le même ? N'aimez-vous plus Arthur autant qu'Arthur vous aime?

HUBERT

Qui vous a dit...

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