‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 307 sur 489 · IL · texte numérisé non relu

IL

ARTHUR , aux soldais.

Je vais être immobile.

Tenez, me voilà doux, soumis, muet , tranquille. Ah I ne m'attachez pas. Hubert, défendez- moi ! Je suis le fils d'un prince et le neveu d'un roi; J'ai perdu mes états , ma liberté, ma mère; Laissez-moi du soleil voir encor la lumière-, Oh I laissez-moi mes yeux. Voyez , le feu s'éteint. Le fer s'est refroidi : c'est le ciel qui me plaint. Ce fer , ce feu , pour moi n'ont plus rien de terrible. Hubert, vous qui m'aimiez, seriez-vous insensible ! Mais non, vous soupirez, votre œil est sans courroux. Des pleurs... Hubert! Hubert !

HUBERT

Soldats , retirez- vous.

ARTHUR

J'ai revu mon ami. Son cœur vient de se rendre.

HUBERT , aux soldats.

Je me charge de tout. Je crois devoir suspendre Pour quelque temps encor l'ordre que j'ai reçu.

'ARTHUR

Je m'étais bien douté que vous seriez vaincu.

Silence !

ARTHUR

Hubert !

HUBERT

Sortez.

ARTHUR

Hubert!

HUBERT

Sortez , vous dis-je !

Vous, soldats, laissez-nous.

Les soldats emmènent Arthur.

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