‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 309 sur 489 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

HUBERT, NÉVIL.

NÉVIL.

Monsieur, le roi dans vous voit un sujet fidèle . Et d'un ordre secret a chargé votre zèle.

HUBERT

Si cet ordre est secret, monsieur, qui vous l'a dit?

NÉVIL.

Le roi.

HUBERT

Le roi î

NÉ VIL

Lui-même.

HUBERT , à part.

0 ciel!

NÉvrL.

Il vous prescrit IJe ne point l'accomplir. Et déjà sa prudence A fait venir, sans bruit, Arthur en sa présence. Cet enfant esta craindre, et, dans ces jours d'effroi. Il peut de quelque trouble inquiéter le roi. Si son péril le veut , si l'état le demande, Peut-être il usera d'une rigueur plus grande.

HUBERT

Plus grande ! et la raison ?

NÉ VIL

On vient de l'informer D'un bruit qui court dans Londre, et qui doit l'alarmer.

HUBERT

Hé ! quel est donc ce bruit ?

NÉVIL.

Que Constance y respire :

Qu'Arthur a, par le sang, des droits à cet empire. Si ce bruit se confirme, hélas! je plains son sort; Mais le roi dans l'instant le condamne à la mort.

HUBERT

Si ce bruit l'abusait, s'il n'était qu'un vain songe, Perdra-t-il un enfant sur la foi d'un mensonge?

NÉVIL.

Si ce bruit n'est point vrai (telle est sa volonté) ,

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