‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 310 sur 489 · HUBERT, NÉVIL, UN OFFICIER · texte numérisé non relu

HUBERT, NÉVIL, UN OFFICIER

NÉVIL, à V officier.

Arthur est-il vivant?

l'officier.

Il vit... mais... je m'égare...

Dans ses yeux...

HUBERT

Juste ciel I l'officier.

Hélas ! un fer barbare...

HUBERT

Mais qui veillera donc , dans ce triste séjour, Sur cet enfant privé de la clarté du jour?

l'officier.

Le roi veut, par vos mains, le confier au zèle D'une femme inconnue , et que l'on nomme Adèle. Prisonnière en ces lieux , elle peut aisément Servir de conductrice à cet illustre enfant. Auprès de vous bientôt vous la verrez se rendre , Pour se charger du prince , et d'un devoir si tendre. Ce jeune prince, hélas ! se tait dans ses douleurs , Et de ses yeux flétris verse encor quelques pleurs.

46 JEAN-SANS-TKRRE.

Il souffre sans murmure, il se plaint en sileoce.

Dans son air, dans son port, dans sa noble conslauie ,

Ou reconnaît les mœurs , l'esprit de ses aïeux ,

El ce calme innocent qu'il portait dans les yeux.

On le conduit ici. Votre pitié fidèle

Voudra bien le remettre entre les mains d'Adèle.

Je me retire.

H sort.

NÉVIL.

Allons , je vais trouver le roi.

Il sort en même temps que l'oflicier, mais par un autre côté.

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