HUBERT, NÉVIL, UN OFFICIER
NÉVIL, à V officier.
Arthur est-il vivant?
l'officier.
Il vit... mais... je m'égare...
Dans ses yeux...
HUBERT
Juste ciel I l'officier.
Hélas ! un fer barbare...
HUBERT
Mais qui veillera donc , dans ce triste séjour, Sur cet enfant privé de la clarté du jour?
l'officier.
Le roi veut, par vos mains, le confier au zèle D'une femme inconnue , et que l'on nomme Adèle. Prisonnière en ces lieux , elle peut aisément Servir de conductrice à cet illustre enfant. Auprès de vous bientôt vous la verrez se rendre , Pour se charger du prince , et d'un devoir si tendre. Ce jeune prince, hélas ! se tait dans ses douleurs , Et de ses yeux flétris verse encor quelques pleurs.
46 JEAN-SANS-TKRRE.
Il souffre sans murmure, il se plaint en sileoce.
Dans son air, dans son port, dans sa noble conslauie ,
Ou reconnaît les mœurs , l'esprit de ses aïeux ,
El ce calme innocent qu'il portait dans les yeux.
On le conduit ici. Votre pitié fidèle
Voudra bien le remettre entre les mains d'Adèle.
Je me retire.
H sort.
NÉVIL.
Allons , je vais trouver le roi.
Il sort en même temps que l'oflicier, mais par un autre côté.