‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 327 sur 489 · UN OFFICIER, HUBERT, LE ROI, KERMADEUC , SOLDATS, PEUPLE · texte numérisé non relu

UN OFFICIER, HUBERT, LE ROI, KERMADEUC , SOLDATS, PEUPLE

HUBERT, au roi.

Hé bien ! tyran! hé bien 1 le ciel punit tes crimes. Et du moins à tes coups j'arrache deux victimes.

LE ROI

Montrant les corps de Constance et d'Arthur , qui ont été frappés

sous l'une des voûtes.

Les voici toutes deux. Ma main , ma propre main

Montrant le poignard sanglant qu'on vient de lui arracher ,

et qui est entre les mains d'un soldat.

De ce poignard caché leur a percé le sein.

HUBERT

Barbare !

KERMADEUC

Qu'as-tu fait ?

Yi\JWE.KT, à Kermadeuc.

Point de cris, point de larmes.

En retenant le peuple et les soldats, qui font un mouvement vers te roi.

Anglais, dans son vil sang ne souillez point vos armes.

Au roi.

Tigre, es-tu satisfait? Vois-tu ces corps sanglants. Massacrés par ta main , l'un sur l'autre expirants ? Vois-tu ce jeune enfant qu'embrasse encor sa mère. Et ces yeux où ta rage éteignit la lumière? Tu ne Tas pas voulu , mon Dieu, que cette croix , Par qui ce noble enfant t'implora tant de fois , M'aidât à le sauver des mains de ce barbare ! Hélas ! il eut montré la vertu la plus rare :

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