UN OFFICIER, HUBERT, LE ROI, KERMADEUC , SOLDATS, PEUPLE
HUBERT, au roi.
Hé bien ! tyran! hé bien 1 le ciel punit tes crimes. Et du moins à tes coups j'arrache deux victimes.
LE ROI
Montrant les corps de Constance et d'Arthur , qui ont été frappés
sous l'une des voûtes.
Les voici toutes deux. Ma main , ma propre main
Montrant le poignard sanglant qu'on vient de lui arracher ,
et qui est entre les mains d'un soldat.
De ce poignard caché leur a percé le sein.
HUBERT
Barbare !
KERMADEUC
Qu'as-tu fait ?
Yi\JWE.KT, à Kermadeuc.
Point de cris, point de larmes.
En retenant le peuple et les soldats, qui font un mouvement vers te roi.
Anglais, dans son vil sang ne souillez point vos armes.
Au roi.
Tigre, es-tu satisfait? Vois-tu ces corps sanglants. Massacrés par ta main , l'un sur l'autre expirants ? Vois-tu ce jeune enfant qu'embrasse encor sa mère. Et ces yeux où ta rage éteignit la lumière? Tu ne Tas pas voulu , mon Dieu, que cette croix , Par qui ce noble enfant t'implora tant de fois , M'aidât à le sauver des mains de ce barbare ! Hélas ! il eut montré la vertu la plus rare :