‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 33 sur 489 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

GERTRUDE

Sors de ce trouble , hélas I HAiyiLET, voyant encore Vomhre.

Regardez, c'est lui-même •, il menace, il s'avance. Où me cacher ? où fuir sa fatale présence ? Je ne puis.

GERTRUDE

Hé ! mon fils I

HAIVILET.

Je ne pourrai jamais....

GERTRUDE

Que t'a-t-il commandé ?

Non , de pareils forfaits Ne nous sont point prescrits par la bonté céleste. Que croire à ton aspect , ombre chère et funeste ? Viens- tu pour me troubler d'un prestige odieux ? Viens-tu pour m'annoncer la volonté des dieux? Si tu n'es des enfers qu'une noire imposture , Qui t'a donné le droit d'affliger la nature ? Si les ordres du ciel s'expliquent par ta voix , Donne donc le pouvoir d'exécuter ses lois.

GERTRUDE

Quelles lois , ô mon fils !

Le trouble où je me plonge De mes sens prévenus vous paraît un mensonge.

GERTRUDE

En pourrais-tu douter? ne vois-tu point, hélas I Que c'est ta seule erreur...

Ne vous y trompez pas , Tout est réel , madame I

GERTRUDE

A quelle horreur livrée, Par quels secrets combats son âme est dëchwée I

HA3ILET , à sa 77ière.

C'est vous , hélas I sur moi qui vous attendrissez !

A Opliélie.

Ces larmes, savez-vous pour qui vous les versez?

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