‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 331 sur 489 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MOxXCÉNIGO, LES SÉNATEURS, PLUSIEURS OFFICIERS.

MOXCÉMGO.

Vous voyez, sénateurs, dans quel trouble nous sommes. Et dans de grands périls il nous faut de grands hommes. Lorsqu'ils courent servir la patrie en danger, C'est aux pères du peuple à les encourager.

SCÉiNE IV, LES MÊMES, ODALBERT.

Odalbert entre furieux el hors de lui-même.

MOXCÉ.VIGO.

Calmez, cher Odalbert , l'efïroi qui vous agite ; L'état s'est relevé de sa terreur subite.

ODALBERT.

!Non , non , l'état n'a point de part à mes douleurs. Je gémis , mais pour moi , sur mes propres malheurs. Ma fille...

MOXCÉXIGO.

Eh bien I

ODALBERT.

Ma fille... 0 peine inattendue I

MOXCÉNIGO.

Quoi ! pleurez-vous sa mort? Quoi ! l'auriez-vous perdue?

ODALBERT.

Non, ce n'est point sa mort qui m'accable à vos yeux. Non... j'en prétends justice.... Un monstre audacieux , Un lâche, un corrupteur, un traître Ta séduite -,

8o OTHELLO.

Il vient de l'enchaîner avec lui dans sa fuite. D'un hymen clandestin les détestables nœuds, Au mépris de mes droits, les ont unis tous deux.

MONCliXlGO.

Je frémis comme vous. Ce sénat équitable

Ne peut trop se hâter de punir le coupable.

Sur sa tête à l'instant, prompts à venger vos droits.

Nous allons tous lever le fer sanglant des lois.

Nommez-nous l'imposteur.

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