ACTE II , SCÈNE I
Osez lui comparer, après ses longs services, Tous ces nobles sans gloire, ou connus par leurs vices. Qui n'ont rien recueilli , nés de père fameux , Que l'opprobre éclatant d'être descendus d'eux. Allez, s'il faut trembler, c'est que le ciel sévère Ne punisse à la fin l'orgueil de votre père. Non , il n'est point d'amant , de son choix glorieux , Qui pour vous d'Othello n'ait le cœur et les yeux. Ahl si les traits touchants de l'aimable innocence Peuvent d'un sort heureux nous donner l'espérance , Si nous devons en croire un présage si doux. S'il existe un bonheur, sans doute il est pour vous.
HÉDELMONE.
De ton heureux augure , ah! mon âme est ravie; Tu me rends à l'espoir, tu me rends à la vie... Mais j'entends quelque bruit.
HERMANCE
Madame, dans ces lieux Je dois veiller sans cesse , et tout voir par mes yeux. Permettez qu'un moment...
Elle sort.