‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 348 sur 489 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

OTHELLO, PÉZARE.

OTHELLO, en montrant Lorédan, Quel est-il?

PÉZARE.

De trop loin j'observais son visage ; Mais , autant que mon œil peut juger de son âge , C'est un jeu rie homme.

OTHELLO , has et à part.

0 ciel! [Haut.) Qui l'a donc introduit? Pézare ! ... que dis-tu ?

PÉZARE.

Je n'en suis point instruit.

OTHELLO

Mais n'as-tu pas , dis-moi , remarqué dans leurs gestes

D'une vive douleur les signes manifestes?

Je crois que quelques pleurs ont coulé de leurs yeux.

PÉZARE.

Consulte à l'instant même Ilédelmone en ces lieux.

Que craindre de ces pleurs ! Dans une âme aussi belle Tout doit être innocent , pur et noble comme elle. Dans tous ses sentiments la mienne est sans retour. Je ne sais quel respect se mêle à mon amour. Qui ? moi l'interroger ! Ah 1 je vois , cher Pézare, Dans cet objet sacré la vertu la plus rare. Ami , tu me connais : tes yeux ont vu mon bras

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