‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 350 sur 489 · ACTE II, SCÈNE VII. io · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII. io

Et puait la pensée aussitôt que le crime. Ici dans des cachots l'accusé descendu Pleure au fond d'un abyme, et n'est point entendu. D'un mot ou d'un regard l'état ici s'ofiense, Et toujours sa justice a l'air de la vengeance. Un homme peut périr, la loi peut l'égorger, Sans qu'un père ou qu'un fils ait connu son danger. La mort frappe sans bruit , le sang coule en silence ; Et les bom'reaux son t prêts quand le soupçon commence. Le danger d'Odalbert déjà me fait frémir.

PÉZARE.

Il en existe un aulre, et tu dois en gémir. Sais-tu ce que Tamour peut tenter à Venise, Jusqu'où des passions la fureur s'y déguise, Avec quel front tranquille on y trahit sa foi? Hédelmone, Othello , n'est pas encore à toi : , Va , presse ton hymen.

OTHELLO

Ami cher et fidèle , Pour en cacher les nœuds , aide-moi de ton zèle. Conduis-nous à l'autel, où je pourrai du moins Attester et le ciel et tes yeux pour témoins. C'est dans le bruit des camps , c'est au milieu des armes Que la noble amitié nous fit sentir ses charmes -, C'est là, c'est dans nos cœurs, sans l'appui des serments , . Que l'honneur en grava les premiers sentiments. Viens , que jamais le sort ne puisse , en sa vengeance , De deux soldats amis rompre l'intelligence I

Ils sortent ensemble.

FIN DU SECOND ACTE

jo4 OTHELLO.

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