SCÈNE II
HÉDELMOxNE, seule.
Je ne sais, mais en vain je cherche mon courage •,
Ce jour semble à mes yeux se voiler d'un nuage.
J'interroge mon cœur sur ses pressentinnents ;
Et mon cœur me répond par des frémissements.
Il semble m'annoncer une sourde tempête ,
Qui naît, s'augmente, approche, et tombe sur ma tête.
Mon père , ah ! sous tes yeux , sans trouble et sans efiroi,
Les jours de mon enfance ont coulé près de toi !
Dieu ! s'il allait périr ! Ah ! d'horreur je frissonne !
Si l'état veille ici , jamais il ne pardonne.
Ciel ! dans un tel malheur si j'ai pu le plonger,
Fais que sa fille au moins l'arrache à son danger.
On vient. . . C'est ce jeune homme. Hélas ! dans sa misère
Il ne s'accuse point du malheur de son père !
Et moii..