ACTE III, SCÈNE III
Et ce jaloux transport dit assez que c'est vous.
IIÉDELMONE.
Qu'entends -je! vous osez me tenir ce langage I Serait-ce à mon malheur que je dois cet outrage ? Croyez-vous que mon cœur, par ses maux abattu , Ait perdu la fierté qui sied à la vertu? Quel que soit mon penchant pour un héros que j'aime , Je suis toujours instruite à m'honorer moi-même. Non , je ne croyais pas que je dusse en ce jour Entendre ici, seigneur, l'aveu de votre amour. Mon devoir, qu'a blessé cette injure imprévue, Vous défend pour jamais de paraître à ma vue.
LORÉDAX.
J'ai mérité , madame , un si juste courroux.