‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 365 sur 489 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

OTHELLO, PÉZARE.

OTHELLO

Quoi ! prêt à l'épouser, sa main m'échappe encore ! Je rencontre aux autels un rival que j'ignore ! 0 crime ! ô trahison I Sans mon courage , hélas I Un hardi ravisseur l'arrachait de mes bras.

PÉZARE.

Que la paix rentre enfin dans ton âme éperdue ! Hédelmone est ici , le ciel te l'a rendue : Le ciel à ton amour saura la conserver.

OTHELLO

Jusqu'au pied des autels vouloir me l'enlever !

Quel monstre a donc conçu cette horrible entreprise?

PÉZARE.

Je te l'ai déjà dit , nous vivons à Venise.

OTHELLO

Si c'était Odalbert qui se fît un plaisir De m'arracher sa fille, et de s'en ressaisir ! Je n'ai rien observé dans ce trouble terrible. Mais toi , qui voyais tout avec un œil paisible , Aurais-tu remarqué ce jeune homme inconnu Qui tantôt ici même en secret est venu ?

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