ACTE IV, SCÈNE III
Qu'implore à tes genoux ce cœur impétueux. Oui , prends sur tout mon être un invincible empire ; Sois le jour que je vois , sois l'air que je respire ; Qu'Othello, quelquefois de soupçons combattu , A force de t'aimer, s'élève à ta vertu. En se relevant.
Demain , quand le soleil nous rendra sa lumière , Va, cours trouver le doge, et qu'il parle à ton père.
A Hermance , en lui montrant Hédelmone.
Voilà ta fille , Hermance. Oui , je m'en fais la loi , Tu verras son bonheur, tu vivras près de moi. Par un soupçon jaloux si j'offense Hédelmone , A mes propres fureurs que le ciel m'abandonne ! Et puissé-je moi-même, époux infortuné, Me ravir le trésor que le ciel m'a donné!
HÉDELMONE.
0 mon cher Othello , va, sois sûr que je t'aime. Vois mon cœur tel qu'il est , et ne crois que toi-même. Ce cœur est pur, ô ciel , mais je l'offre à tes coups , Si jamais ma pensée offensait mon époux.
Elle sort avec Hermance.