SCÈNE IV
OTHELLO, seul.
Non, rien dans l'univers, non , rien dans la nature
N'approchera jamais d'une vertu si pure.
C'est la vertu qui vient , sans demander d'autels ,
Sans savoir ce qu'elle est, enchanter les mortels.
Malheur à l'insolent qui par quelque imprudence
Oserait un moment ternir son innocence !
Je sens , à la fureur qui s'alume en mon sang.
Que ce fer, sans pitié , lui percerait le flanc.
Mais d'où vient qu'à pas lents , dans un morne silence ,
Le front triste et pensif, Pézare ici s'avance "i*
,5o OTHELLO.